Week-end en vallée d’Ossau

Du vendredi 19 au dimanche 21 juin

Après quatre séjours annulés en raison des restrictions sanitaires mises en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19, renouer avec ce type de sortie et retrouver la montagne apporte une grande satisfaction aux participants, à l’organisateur,  et à leurs hôtes du gîte de l’Ambaradère de Laruns.

Les lacs d’Ayous depuis le pic d’Ayous

Vendredi 19 juin – Le départ

Au départ de Pessac, sur le parking de l’ASCPA à 14 heures, dix participants, « tous masqués », prennent place avec leurs bagages dans trois voitures, à destination de Laruns où ils sont rejoints par quatre autres participants arrivés en couple chacun de leur côté.

Le groupe constitué de 14 personnes est ainsi complet.

Gérard et Thierry se rendent seuls au gîte situé à quelques centaines de mètres pour rencontrer la gestionnaire, Mme Blandin, et prendre connaissance des espaces mis à la disposition du groupe.

Grâce aux préconisations sanitaires dues à la COVID 19, nous bénéficions d’un espace confortable. La désinfection des sanitaires après usage par chacun est une contrepartie sans être une réelle contrainte.

Après installation, et un petit tour dans Laruns, le dîner est pris à 19 h 30, en terrasse. Au menu : garbure béarnaise, poisson (à l’annonce nous pensions à des truites pêchées le matin dans le gave, mais ce fut de la morue excellemment préparée en brandade). Un clafoutis aux cerises termina notre repas.

Samedi 20 juin – De Bious-Artigues au pic d’Ayous

Petit déjeuner à 7 heures en libre-service, rien ne manque.

Départ de Laruns à 7 h 45 pour rejoindre le parking du lac de Bious Artigues (1420 m).

A l’arrivée, surprise, le parking du haut est déjà complet et nous devons rejoindre le parking situé en contrebas (1300 m).

Lac de Bious Artigues

Notre randonnée prévue pour un dénivelé positif de 980 m, passe le seuil des 1000 m, mais notre inquiétude n’est pas tellement le dénivelé mais le nombre impressionnant de personnes sur le site. Avant le départ et à proximité des voitures nous prenons le temps de nous échauffer sous les regards surpris des nombreux passants.

Par chance, notre itinéraire n’emprunte pas le GR 10 transformé en boulevard mais un chemin forestier au Nord du lac qui traverse une belle hêtraie. En sortant de la forêt, le ciel est sans un nuage, le soleil brille, le port d’un couvre-chef est nécessaire. A 1650 m, à proximité d’une cabane en dur et après 350 mètres de montée, « l’arrêt banane » s’impose.

En sortant de la forêt

Le plein d’énergie réalisé, le groupe s’engage sur une sente qui s’élève dans l’herbe puis s’abaisse faiblement pour traverser le ruisseau d’Aas, puis la montée se poursuit en empruntant les nombreuses sentes de vaches.

Bientôt apparaît le col d’Aas de Bielle, notre premier objectif pour atteindre le pic d’Ayous. Nous prendrons notre pique-nique avant l’arrivée au col sur une pente ensoleillée à l’abri du vent. La vue est magnifique vers les sommets parsemés de névés.

Pique-nique... en respectant les distances

Très rapidement après le repas nous atteignons le col d’Aas de Bielle.

Après le col nous prenons un chemin bien marqué se dirigeant vers le Sud, il nous conduit vers la crête (2212 m) qui monte vers le pic d’Ayous (2288 m).

Un groupe conduit par Thierry se lance à l’assaut de ce pic avec comme objectif d’y partager un pain d’épices.

Le pic est alors rebaptisé Prosper (Youpla boum…) en écho à l’Ossau voisin surnommé Jean-Pierre par une légende locale.

Prosper, c'est le roi du pain d'épices
Depuis le col d’Ayous

Au retour du pic d’Ayous l’ensemble du groupe se dirige vers le col d’Ayous (2185m) au niveau duquel un paysage de carte postale sur le pic du Midi d’Ossau (2884 m) et le lac Gentau d’Ossau s’offre à nous.

En quittant le col nous descendons sur le GR 10 en passant au bord du lac Gentau où beaucoup de personnes attendent en contrebas du refuge l’heure pour dresser leurs tentes et bivouaquer pour la nuit.

Bivouacs au pied du refuge d’Ayous

Au cours de la descente nous croisons la cascade qui alimente le  lac du Miey puis le lac de Roumassot. Notre dernier arrêt sur un promontoire rocheux à proximité de la cabane du Roumassot permet de jeter un dernier regard vers l’Ossau.

De retour à Laruns, avant ou après la douche, c’est l’heure de la détente musculaire au cours d’une séance d’étirements sur la terrasse du gîte qui intrigue les passants au point de nous photographier.

Bilan du jour : 14 km, +/- 1065 m, IBP de 113

Dimanche 21 juin - Des Eaux Bonnes vers le pic du Gourzy

Après le petit déjeuner servi à 7 heures, nous quittons Laruns en voitures à 7h45 pour rejoindre le départ de la randonnée aux Eaux-Bonnes sur la place des thermes (720 m).

Cette fois-ci, nous sommes seuls pour les échauffements…

Échauffement aux Eaux-Bonnes

A 8 h 30 nous prenons le départ par une petite route qui nous conduit en quelques centaines de mètres à un pont enjambant la Sourde.

Nous suivons dans un premier temps le sentier balisé en jaune, commun avec une branche de la variante hivernale de GR 10, puis à l’altitude 856 m au niveau de la source de la Sourde, nous quittons le balisage GR pour monter à droite dans la hêtraie, et progresser dans le sous-bois en serpentant entre les troncs des hêtres et quelques buis avec des variations de pentes fréquentes.

Au sol et sur les rochers cohabitent des mousses et plusieurs espèces de fougères caractéristiques des milieux humides.

Plus haut, le chemin est bordé de pavots des Pyrénées de couleur jaune et d’ancolies bleues.

Vers 1260 m nous arrivons dans une clairière herbeuse où le chemin est peu visible mais nous visons une nouvelle hêtraie plus haut vers la gauche.

Il faut patienter qu’un troupeau de vaches sorte de la forêt par le chemin que nous devons emprunter pour atteindre les ruines des cabanes de Québotte.

La descente des vaches et de leurs veaux plus ou moins apeurés nous offre un spectacle pendant près de 10 minutes.

Le chemin est maintenant plus marqué et nous poursuivons notre progression vers le haut de la hêtraie et les cabanes.

En arrivant dans la clairière nous découvrons les crêtes de Montcouges culminant à des altitudes très légèrement supérieures à 2000 m.

Il est midi et l’heure de savourer la salade de riz préparée par notre hôtesse de l’Ambaradère.

Le pique-nique terminé, sur une sente souvent peu marquée, sous un ciel bleu et le soleil, nous montons vers le Pas de Brèque (1866 m) où nous pouvons voir vers le Nord le Pic du Gourzy (1917 m) à côté duquel passe notre chemin.

La descente emprunte un chemin faisant de larges lacets passant au niveau de la cabane de Laga Baigt où le groupe fait une dernière pause, à l’entrée du bois d’Assouste (1498 m).

Dans la hêtraie le chemin continue à descendre en serpentant et quelques espèces nouvelles apparaissent (buis et noisetiers).

A l’extrémité d’une boucle un espace dégagé nous offre un point de vue sur la petite ville de Laruns située à 4 km environ à vol d’oiseau.

Nous ne sommes plus qu’à vingt minutes de notre parking aux Eaux Bonnes où après une dernière séance d’étirements, le groupe se quitte pour rejoindre Pessac ou prolonger le séjour pour certains.

Bilan du jour : 12,6 km, +/- 1125 m, IBP 110

Ce week-end « montagne » après 8 semaines de confinement et un déconfinement girondin, a permis à tous de profiter des magnifiques paysages sous une météo idéale.

La moitié du groupe se retrouvera mi-août dans les Alpes sur le GR 5 pour traverser la Vanoise notamment.

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