Sortie « Lacs d’altitude du massif de Cauterets »

Retour sur la sortie « Découverte de lacs d’altitude
du massif de Cauterets »

 

Quatorze adhérents ont participé à cette sortie avec des conditions météorologiques très favorables, ciel bleu, soleil généreux dont la chaleur était atténuée par une brise légère en altitude.

le groupe devant le lac Arratille

Vendredi 30 juin.  Départ en covoiturage au début de l’après-midi, arrivée en fin d’après-midi au parking du Pont d’Espagne, c’est à l’arrière des coffres de voitures que commençait la randonnée, abandon des chaussures de ville pour nos chaussures de montagne, mise en place et réglage des bretelles des sacs à dos, vérification des hauteurs de bâtons …. Dès le départ, brûmisés par la cascade du pont d’Espagne, nous sommes en condition pour parcourir les 100 m de dénivelé du sentier qui monte vers le refuge du Clot où nous serons hébergés pour la nuit.

Pont d’Espagne

En montagne si les conditions météorologiques sont importantes l’état du terrain est à considérer … cet hiver l’enneigement a été important et nous savions que sur notre parcours nous trouverions des névés et que certains devraient être traversés. Thierry notre animateur montagne avait anticipé et pris soin d’équiper le club du matériel nécessaire pour sécuriser chacun des participants.

Samedi 30 juin. Au programme le circuit des lacs de la Cardinquère, altitude de départ 1500 m dénivelé positif 960 m IBP 97… et pour les volontaires, ascension du pic de la Cardinquère ce qui ajoute 370 m de dénivelé positif et fait passer l’indice IBP à 177.
– Quatre randonneurs suivent Thierry dans cette ascension avec un départ à 6 h 45,
– Huit randonneurs suivront Gérard sur le circuit des lacs avec un départ plus tardif à 7 h 45.
Sur un beau sentier dans la pinède nous atteignons les alpages puis le lac inférieur de l’Embarrat (2078 m) et le lac supérieur de l’Embarrat (2139 m), des névés parsèment les sommets en embellissant le paysage.

Le lac supérieur de l’Embarrat

C’est là que les traces des deux groupes se sont séparées. Le premier quittant le chemin a mis le cap au sud vers le Cardinquère. Rapidement le premier névé se présente et donne l’occasion à Thierry de démontrer la technique d’arrêt en cas de glissade, démonstration qui se révèlera utile à Alain et Karin dans la suite du cheminement. La poursuite de l’ascension est une succession de névés et de rochers. A 2400 m, le groupe contourne le sommet ouest pour franchir le col de Cardinquère et rejoindre le lac du Pourtet par le flanc est du Mont Aigu de la Habassole.

Passage du col de Cardinquère

Cette progression est l’occasion de mettre en pratique différentes techniques d’encordement et d’assurage, mais aussi de s’approcher au plus près des isards.

Assurage court

Assurage en mode freinage

Un couple d’isards …non (r)assurés

La progression est lente et l’objectif initial de rejoindre le deuxième groupe au lac du Pourtet pour déjeuner est remis en cause.
En effet le second groupe atteint aux alentours de midi le lac du Pourtet (2420 m) où la neige résiste sur le sentier pour le faire disparaître par endroit.
Il nous faut alors mettre nos pas dans les les traces des randonneurs qui nous ont précédés.
Nous entamons ensuite la longue descente vers le refuge mais ce n’est qu’après avoir atteints le lac Nère (2309 m) que nous quitterons les névés.

Traversée de névés

Dans l’après midi en franchissant les névés au-dessus des lacs glacés nous avons pu admirer les couleurs de surface des deux lacs encore glacés allant du blanc au bleu profond pour devenir bleu opale en périphérie dans les zones où la neige plonge dans le lac.

Lac Nère

En descendant vers le refuge Wallon nous avons quitté l’alpage et traversé la pinède au-dessus du refuge que nous avons rejoint vers 16 heures.
C’est vers 18 heures qu’est arrivé le deuxième groupe fatigué mais heureux d’avoir pu expérimenter le matériel de sécurisation.

Dimanche 1er juillet.  Les lacs de Cambalès et d’Opale étaient au programme mais cette zone du massif encore très enneigé avec des torrents en cru nous a contraint à changer de programme pour réaliser avec l’ensemble du groupe un aller-retour vers le lac d’Arratille (2247 m) et son écrin de sommets encore bien enneigés. Quel plus bel endroit pour apprendre à faire un machard (nœud autobloquant sur corde tendue) et se familiariser avec les équipements de protection individuelle qui nous ouvrent la voie vers un éventail encore plus large de séjours montagne.

La beauté du paysage ne distrait pas l’auditoire attentif de l’atelier nœuds

Notre descente bien moins rapide que l’eau du gave d’Arratille a toutefois permis de rejoindre les voitures vers 16 heures.
A l’arrivée à Pessac vers 19 h 30 puis à notre domicile nous étions tous prêts pour une nuit de sommeil

 

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