GR 5 de Chamonix à Modane

La grande traversée des Alpes

Récit de la deuxième session du 17  au 30 août

 

Lundi 17 août :

En 2019, nous étions 6 à relier Thonon-les-Bains à Chamonix pour la première saison sur le GR®5*. En 2020, 4 poursuivent l’aventure, rejoints par 4 autres passionnés de grande randonnée.

Le rendez-vous est donné à Chamonix en fin de journée. Certains sont partis très tôt de Pessac le jour même. Ils sont rejoints à l’aéroport de Lyon par d’autres venus passer quelques jours en famille dans la région. De là, ils rejoignent Chamonix en car, déjeunent à côté de la gare routière et prennent procession de leur hébergement avant de déambuler dans la ville depuis laquelle la vue sur les glaciers est dégagée. 

Chamonix
Chamonix
Glacier des Bossons
Glacier des Bossons

Les derniers arrivent en fin d’après-midi après une semaine de vacances et de mise en forme dans le secteur.

Le dîner typiquement coréen est pris dans une ambiance savoyarde (dépaysement assuré) et il est temps de se coucher pour être en forme pour les 12 prochains jours.

* Retrouvez ici le récit de la première saison

CHAMONIX - LES HOUCHES

Mardi 18 août :

14/29° C

L’objectif du jour est de rejoindre le GR®5, au plus près de là où nous l’avions quitté l’an dernier pour rejoindre la gare routière de Chamonix.

Massif du Mont-Blanc et vallée de l'Arve
Massif du Mont-Blanc et vallée de l'Arve

Nous montons donc à travers la forêt jusqu’au refuge de Bel Lachat.

En prenant ainsi de l’altitude, nous profitons de la vue sur le massif du Mont Blanc et la vallée de l’Arve avant de redescendre vers les Houches sur le GR® qui suit l’itinéraire du célèbre TMB (Tour du Mont Blanc) offrant une magnifique vue sur les glaciers, traversant la forêt, longeant le parc animalier de Merlet avant d’atteindre les Houches.

Descente face aux glaciers
Descente face aux glaciers
Descente en forêt
Descente en forêt

Bilan de la journée : 14,8 km, 1173m d+, 1223m d-, IBP =116
durée de l’étape : 8 h 30
mn

LES HOUCHES - LES CONTAMINES MONTJOIE

Mercredi 19 août :

15/33° C

L’étape du jour qui suit toujours le TMB, commence par une montée en lacet, sous les télésièges et croisant les pistes de ski, depuis les Houches jusqu’au col de Voza (1653 m), passage obligatoire vers la vallée du Bon Nant.

Entre Les Houches et le col de la Voza
Entre Les Houches et le col de la Voza
Gare du tramway au col de Voza
Gare du tramway au col de Voza
Sous les télésièges, les pistes de ski
Sous les télésièges, les pistes de ski

De beaux points de vue s’offrent à nous tout au long de la montée, sur la chaîne entre l’Aiguille Verte et l’Aiguille du Goûter. Nous passons à proximité de la gare du tramway du Mont-Blanc, qui part de la gare du Fayet près de Saint-Gervais et monte au nid d’Aigle (2372 m) puis descendons en direction de Bionassay pour atteindre le hameau de Fioux, puis le hameau du Crozat et Champel.

Tramway du Mont Blanc
Tramway du Mont Blanc
Bionassay
Bionassay

En continuant en direction de la Gruvaz, nous traversons les torrents de Miage et du Bon Nant. Enfin, rejoignant le Quy nous longeons le torrent, passons en contrebas des Contamines-Montjoie et arrivons à la zone de loisir du Pontet où nous passons notre troisième nuit.

Bilan de la journée : 19,8km, 1044m d+, 896m d-, IBP = 98,
durée de l’étape : 7 h 30 mn

LES CONTAMINES MONTJOIE - LA CROIX DU BONHOMME

Jeudi 20 août :

14/35° C

A peine 2 km après notre départ nous passons à Notre-Dame-de-la-Gorge où nous découvrons une chapelle de toute beauté qui apporte depuis le XIIIe siècle protection aux voyageurs qui s’en vont ou s’en viennent via le col du Bonhomme.

Chapelle Notre-Dame de la Gorge
Refuge de la Balme

Le sentier quitte ensuite une belle forêt de résineux où coulent de nombreux torrents, passe à proximité du refuge de la Balme, et se dirige vers le Beaufortain, que nous atteignons au col du Bonhomme. Alors que nous faisons une pause, arrivent depuis le lac de la Gittaz par le chemin du curé, quatre autres membres du club, qui vont faire un bout de chemin avec nous.

Ascension vers le col du Bonhomme
Les Pessacais se retrouvent au col du Bonhomme
Le col du Bonhomme

Ensemble nous poursuivons jusqu’au col de la Croix-du-Bonhomme qui forme le début de la crête des Gittes, incroyable chemin militaire taillé dans la montagne au début du siècle dernier.

Comme chaque soir les étirements contribuent à détendre les muscles sollicités dans la journée.

Pendant le dîner, les gardiens du refuge nous offrent un intermède musical, avant de pouvoir profiter du coucher de soleil.

Bilan de la journée : 12.7km, 1421m d+, 168m d-, IBP = 107
durée de l’étape : 7 h 30 mn

LA CROIX DU BONHOMME - REFUGE DE PRESSET

Vendredi 21 août :

16/33° C

Aujourd’hui en poursuivant sur le GR®5 nous quittons le TMB. Bien que cette année soit particulière en raison du Covid-19, en particulier avec beaucoup moins d’étrangers, au cours de nos trois premières étapes nous avons croisé le chemin d’un groupe d’Ukrainiens, d’Italiens et de nombreux Français, mais désormais le chemin est nettement moins fréquenté.

Nous débutons la journée par une courte ascension sur la crête des Gittes vers le col de la Sausse (2307 m), l’occasion d’observer 4 jeunes chamois.

La crête des Gittes
La crête des Gittes

Puis nous descendons sur les alpages du Cormet de Roselend, célèbre col des Alpes. La piste d’alpage serpente entre les pâturages, lieu de production du beaufort, jusqu’à proximité du lac de Roselend, immense barrage aux eaux bleutées. C’est depuis un observatoire stratégique (avec cabine téléphonique insolite) que nous faisons une pause.

Lac de Roselend
Dernier coup d'oeil au lac de Roselend
Le col de Bresson se mérite...
Le lac de Presset
Le lac de Presset

Nous poursuivons vers le sud jusqu’à proximité du hameau de Treicol (1895 m), puis affrontons en pleine chaleur 3 km d’ascension à 20 % de pente pour atteindre le col de Bresson (2469 m), beau col alpin à quelques pas de la Pierra Menta, roc célèbre émergeant de cette crête rocailleuse

Coucher de soleil sur la Pierra Manta
Coucher de soleil sur la Pierra Manta

Arrivé au col, nous quittons le GR®5 pour rejoindre le Lac de Presset au bord duquel se situe le refuge du même nom.

Bilan de la journée : 17,7km, 1199m d+, 1162m d-, IBP = 134,
durée de l’étape : 8 h 15 mn

REFUGE DE PRESSET - PEISEY- NANCROIX

Samedi 22 août :

11/33° C

La veille, en arrivant nous avons bien visualisé l’itinéraire nous permettant de rejoindre le GR®5, mais ce matin la visibilité est toute autre, le refuge est dans le nuage.

Repérage de l'itinéraire au départ de Presset
Repérage de l'itinéraire au départ de Presset
Départ du refuge de Presset dans le nuage

Après avoir quitté nos quatre compagnons de randonnées qui doivent rejoindre le lac de St Guérin, via le col du coin et le cormet d’Arêches, nous descendons rapidement en dessous du nuage, puis essuyons une averse à l’approche du refuge de la Balme (non ce n’est pas le même que celui de jeudi).

Au bord des canaux
Au bord des canaux
Valezan
Valezan

Après quelques instants les précipitations diminuent et nous reprenons la descente par le vallon de l’Ormette sur les versants de la Tarentaise, suivons les canaux, traversons les hameaux pour rejoindre Valezan puis Bellentre.

Nous franchissons l’Isère, marquant la fin des 1800m de dénivelé négatif de la matinée, et faisons une pause à proximité de la gare de Landry.

Le Ponturin
Le Ponturin
Le chalet du Bon air à Nancrois
Le chalet du Bon air à Nancrois

Mais la journée n’est pas finie et nous nous engageons, dans la vallée de Peisey-Nancroix qui sépare le domaine skiable des Arcs à l’Est et celui de la Plagne à l’Ouest, reliés par un impressionnant téléphérique à 2 étages (le Vanoise express). Nous sortons de la forêt au Villaret, traversons Peisey-Nancroix, en profitant pour faire un peu de ravitaillement puis poursuivons vers Nancroix (où nous faisons étape) en longeant la rive gauche du Ponturin.

Bilan de la journée : 25,7 km, 842 m d+, 1872 m d-, IBP = 123,
durée de l’étape : 9 h 30 mn

PEISEY-NANCROIX - COL DU PALET

Dimanche 23 août :

15/25° C

Après les chaleurs des derniers jours, le temps est couvert quand nous quittons notre confortable chalet. Nous débutons la journée en traversant le palais de la mine. En passant par Les Lanches nous franchissons le Ponturin et le remontons rive droite jusqu’à la porte de Rosuel, point de départ de nombreuses activités hivernales et estivales, dont la randonnée (Via Alpina, GR 5, Grand tour de la Tarentaise) et point d’entrée du prestigieux parc de la Vanoise dominé par le mont Pourri, sommet emblématique de Tarentaise.

Dernière traversée du Ponturin
Dernière traversée du Ponturin
Sur les pentes de l'Aliet

Notre progression se poursuit par 3 km d’ascension sur les pentes de l’Aliet puis en traversant une dernière fois le Ponturin qui coule depuis le Lac de la Plagne que nous laissons sur notre droite pour nous diriger vers les alpages où de nombreuses marmottes évoluent sans se préoccuper de notre passage.

Vaches en mal de compagnie
Lac du Grattaleu
Lac du Grattaleu

C’est là que nous décidons de faire une pause repas, mais c’était sans compter sur la curiosité des vaches qui n’ayant pas de trains à regarder passer, profitent des randonneurs pour occuper leur journée. Elles semblent intéressées par nos casse-croutes, nos bâtons…

Après cette pause mouvementée nous reprenons notre ascension en compagnie des marmottes, passant à proximité du lac du Grattaleu et atteignons le refuge du col du Palet.

Bilan de la journée : 14 km, 1201 m d+, 85 m d-, IBP = 92,
durée de l’étape : 5 h 40 mn

COL DU PALET - BONNEVAL-SUR-ARC

Lundi 24 août :

4/22° C

Il fait frais à 7h15 au col du Palet et la séance d’échauffement quotidienne est encore plus nécessaire avant de s’élancer pour la plus longue étape du séjour.

Montée vers le col du Palet
Montée vers le col du Palet
Découverte du domaine de Tignes
Découverte du domaine de Tignes

Nous débutons par une courte montée pour franchir le col du Palet avant de descendre vers Tignes dans les nuages puis rapidement le soleil s’impose et nous permet de découvrir Tignes Val Claret en fond de vallée et Tignes le lac que nous rejoignons. Si sous ce lac gelé et recouvert de neige, l’hiver se pratique la plongée sous glace, aujourd’hui il nous offre le reflet des massifs environnants et invite à la détente.

Le lac de Tignes

Mais nous n’avons pas de temps à perdre et poursuivons notre chemin en contournant la pointe du Lavachet, surplombant le lac du Chevril et son impressionnant barrage (181 m de haut, le plus haut de France qui retient 235 millions de mètres cubes d’eau ayant englouti la vallée en 1952).

Le lac du Chevril
Les gorges de la Daille
Les gorges de la Daille
Départ du Funival
Départ du Funival

Nous descendons alors en longeant les gorges de la Daille pour rejoindre Val d’Isère. Nous passons à proximité du Funival (premier funiculaire souterrain de France, construit en 1987 et qui a remplacé 2 tronçons de télécabine. Sa pente maximale est de 53 %. 220 personnes peuvent prendre place dans chaque navette et atteignent le Rocher de Bellevarde 892 m plus haut en moins de 5 minutes).

Il est déjà midi quand nous arrivons au centre de Val d’Isère, nous marchons depuis 4 h 30, mais se dresse devant nous le col de l’Iseran (2764 m), point le plus haut de notre séjour que nous devons franchir sans tarder pour atteindre Bonneval-sur-Arc avant l’heure du dîner. Il nous reste 14 km, +1000 m, -1000 m. Tout le groupe est motivé et personne n’envisage de recourir aux remontées mécaniques. Qui auraient en cas de nécessité permis de réduire la difficulté.

Notre-Dame-de-l'Iseran
La Lenta
La Lenta

3 heures plus tard nous sommes au sommet de l’Iseran où de nombreux motards posent devant le panneau du col fier de l’exploit que représente l’ascension de ce col par la route avec leurs engins pétaradant. Plus modestement nous nous offrons une boisson chaude, à l’abri du vent en contemplant Notre-Dame de l’Iseran.

La lenta
La Lenta

Depuis le col nous descendons dans la vallée de la Maurienne en suivant la Lenta. C’est là que nous croisons le chemin d’une harde de 7 Chamois. Probablement en raison de notre présence ils décident de poursuivre rive droite de la Lenta qu’ils franchissent en bondissant prudemment. Un des deux plus jeunes, moins expérimenté ou plus imprudent, glisse à la réception mais regagne la rive quelques mètres plus en aval sans être emporté par le courant.

En arrivant à Bonneval sur Arc vers 18 heures, nous faisons quelques courses pour notre piquenique du lendemain et posons enfin nos sacs à l’auberge qui nous accueille pour la nuit.

Cette longue étape aura été pour la majorité d’entre nous un record par la distance, le dénivelé et l’indice d’effort, et à l’arrivée une fierté d’avoir tenu les objectifs.

L'auberge de Bonneval-sur-Arc
L'auberge de Bonneval-sur-Arc

Bilan de la journée : 28,6 km, 1316 m d+, 2112 m d-, IBP = 184,
durée de l’étape : 10 h 30 mn

BONNEVAL-SUR-ARC - REFUGE DE VALLONBRUN

Mardi 25 août :

12/32° C

Ce matin, pas de séquelles de la journée d’hier. Nous reprenons notre chemin en reliant Bessans en remontant jusqu’aux chalets des Roches (2453 m) et continuant par les chalets des Buffettes (2300 m), au pied d’un imposant cirque rocheux d’où chute le torrent du Vallon né des eaux du glacier de Méan Martin, face à la pointe d’Andagne (3230 m) puis en dévalant le sentier jusqu’à la vallée de l’Arc.

Bonneval-sur-Arc
Chalets des Buffettes
Chalets des Buffettes

Après une pause à Bessans, et avoir suivi sur 5 km le lit de l’Arc, au lieu-dit Collet, nous reprenons une rude ascension en lacets au milieu d’une végétation sèche qui dépasse les chalets Mollard (2130 m) et croise le hameau de la Fesse-d‘en-haut et passe à proximité de la chapelle Saint-Antoine.

Bilan de la journée : 18,3 km, 1394 m d+, 934 m d-, IBP = 140,
durée de l’étape : 8 h 10 mn

REFUGE DE VALLONBRUN - REFUGE DU PLAN DU LAC

Mercredi 26 août :

11/25° C

Du refuge de Vallonbrun, nous prenons la direction du refuge du Cuchet, franchissons plusieurs torrents et poursuivons notre chemin vers l’ouest dans la vallée de l’Arc, jusqu’au pré Vaillant (1917 m) d’où nous apercevons Termignon.

Termignon en contrebas
Termignon en contrebas
Vers la Turra de Termignon
Vers la Turra de Termignon

Il est temps pour nous de nous lancer dans une nouvelle ascension plein Nord, presque 400m de dénivelé sur une très courte distance jusqu’aux chalets de la Turra de Termignon (2290 m) puis de poursuivre encore 2 km.

Pause en respectant les distances
La vallée du Doron-de-Termignon
La vallée du Doron-de-Termignon

La dernière partie s’effectue à niveau sensiblement constant entre 2300 et 2400 m. Cette étape en balcon nous a offert un panorama extraordinaire sur les dômes de la Vanoise : Dôme de l’Arpont, de Chasseforêt, des Sonnailles, et la fameuse Dent Parrachée (3697 m).

Le soleil se couche sur les dômes de La Vanoise
La Vanoise "grand angle" derrière laquelle le soleil se couche.

Bilan de la journée : 18 km, 1394 m d+, 934 m d-, IBP = 115,
durée de l’étape : 6 h 20 mn

REFUGE DU PLAN DU LAC - REFUGE DE L'ARPONT

Jeudi 27 août :

15/26° C

La journée débute par une courte descente face à la Grande motte jusqu’au torrent de la Rocheure que nous longeons jusqu’à son confluent la Leisse. Deux passerelles franchissent successivement les deux cours d’eau. Aux chalets de l’Ile (2000 m) d’abord à travers les alpages puis à flanc de montagne nous entamons plein ouest la longue et rude ascension de la Para, un mont qui culmine à 2664 m mais que nous contournons pour poursuivre vers le sud entre sentes et pierriers.

Début d'ascension de la Para
Pierrier crête de la Fret

Ce passage nous offre la perspective sur l’étape de la veille depuis la crête de la Tura de Termignon jusqu’au vallon de la Rocheure et la pointe de Méan Martin, sentinelle grandiose en toile de fond. Nous passons au pied des sommets emblématiques derrière lesquels nous avons observé le soleil se coucher hier soir : les dômes de la Vanoise.

Les GR sont accessibles à tous...
Les GR sont accessibles à tous...
Refuge de l'Arpont
Refuge de l'Arpont

Nous terminons l’étape par une descente dans le même environnement vers le refuge de l’Arpont (2309 m) au cours de laquelle nous rencontrons successivement deux couples de bouquetins qui semblent avoir lu le topo guide de la FFRando et qui connaissent le cheminement des GR®.

Bilan de la journée : 13,6 km, 713 m d+, 769 m d-, IBP = 99,
durée de l’étape : 6 heures

REFUGE DE L'ARPONT - REFUGE DE LA FOURNACHE

Vendredi 28 août :

12/28° C

Un des troupeaux profitant de la saison pour paître
Les contreforts de la dent Parrachée

Ce matin peu après le départ un troupeau de mouton pait paisiblement de part et d’autre du chemin, et en le traversant nous sommes interpelé par un Patou. Nous poursuivons notre étape en balcon évoluant et passons devant la chapelle Saint Laurent puis l’alpage du Mont. Nous atteignons alors les contreforts de la Dent Parrachée, que nous longeons en suivant les contours d’un imposant pierrier.

La Turra
La pierre du Diable
La pierre du Diable

Sous le roc des Corneilles, le sentier descend jusqu’aux ruines de la Turra. Un court passage exposé nous attend, puis le sentier reprend sa traversée, passe le hameau du Djoin à proximité de la pierre du diable associée à une légende.

Comme annoncé par la météo la pluie a accompagné notre dernière heure de randonnée de la journée et c’est sous les gouttes, mais bien équipés que nous traversons les pistes du domaine d’Aussois et que nous rejoignons les plans d’Aval puis d’Amont en surplomb le refuge de la Fournache.

Bilan de la journée : 17,2 km, 847 m d+, 808 m d-, IBP = 110,
durée de l’étape : 6 heures

REFUGE DE LA FOURNACHE - MODANE

Samedi 29 août :

9/18° C

Pour une fois la météo semble se confirmer. La pluie est au rendez-vous et ne cesse pas de la journée. Les téléphones et appareils photos restent au sec dans les sacs.

Mais en itinérance, quel que soit le temps il faut avancer et nous nous lançons pour la dernière journée du séjour, contournant par l’ouest les lacs de Plan d’Amont et d’Aval, puis descendant vers le col du Barbier (2287 m) en longeant une barrière rocheuse faisant face, à l’ouest, à un versant rocheux à l’appellation énigmatique de « plateau du mauvais berger ». Après avoir passé le col nous amorçons doucement notre descente vers Modane (1058 m).

Nous nous abritons 20 minutes dans une cabane sommaire, le temps de compléter nos réserves énergétiques puis reprenons notre progression vers le refuge porte de l’Orgère avant de poursuivre 3 km à -25% à travers la forêt de l’Orgère et arriver aux portes de Modane.

Arrivée à Modane

Le hall de la gare nous permet de finir notre pique-nique au sec, avant de profiter du confort de notre dernier hébergement (hôtel) et prendre notre dernier repas en commun à une pizzeria, n’ayant pas trouvé de restaurant traditionnel ouvert le samedi soir à proximité de notre hôtel

Bilan de la journée : 16 km, 448 m d+, 1723 m d-, IBP = 106,
durée de l’étape : 5 h 50 mn

Dimanche 30 août : 

Le séjour étant fini chacun regagne Pessac.

Les plus matinaux quittent Modane par le bus de 5 h 53 et arrivent à l’aéroport de Bordeaux vers 16 heures.

Ceux qui ont choisi la voiture profitent du petit déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre en train Montmélian et rouler jusqu’à Pessac où ils arrivent vers 20 heures.

Ce trajet retour est l’occasion de se remémorer les 216 km parcourus en 12 jours, les 12 600 m de dénivelé montés et autant descendus avec un sac de 10 à 14 kg et envisager la poursuite de l’aventure l’année prochaine.

Arrivée 2020 = Départ 2021

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